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GRAVENHURST

GRAVENHURST
The western lands
(Warp/Discograph)

Le revival eighties est-il en train de s'essouffler et les 90's reviendraient-elles au grand galop ? Le baggy est pour bientôt et le shoegazing est déjà là avec le nouveau Gravenhurst « The western lands ». Pourtant tout n'est pas poussées noise et variations psychédéliques dans cet album puisque Nick Talbot conduit son projet de groupe avec élégance, une immense douceur folk et une tension tout en retenue. Gravenhurst retourne 15 ans en arrière et plonge profondément dans l'americana du rock indé de l'époque avec une maîtrise absolue de la pression et du son. Partagé entre ballades et middle-tempos, « The western lands » laisse une sensation étrange de bien-être et de mélancolie, de beauté et de fragilité. La voix douce et fragile de Nick Talbot, sa guitare western, y étant pour beaucoup. Un retour gagnant pour Gravenhurst. Bastien Cantillon

www.myspace.com/gravenhurst

ARCHITECTURE IN HELSINKI

ARCHITECTURE IN HELSINKI
« Places like this »
(Tailem Bend/Cooperative Music/V2)

Pétillant. Euphorisant. Différent... Ce qui est sûre avec Architecture in Helsinki, c'est qu'on ne tombe jamais dans la facilité et ce nouvel EP pousse encore un peu plus loin l'excentricité musicale devenue coutumière chez ces.. Australiens. Nouvel album mais même recette composée d'un délire pop perpétuel, de sonorités électronico-exotiques – africaines - et de folie vocale (bruitages et onomatopées à gogo) pour ce « Places like this ». A mi-chemin entre des B-52's sous acide, Split Enz en moins expérimental et évidemment le Tom Tom Club, Architecture in Helsinki casse la rigidité du couplet/refrain/pont avec des titres ambigus mais géniaux, des mélodies compliquées qui s'avèrent au final élémentaires. Ces barjos fourmillent d'idées et d'ingéniosité. Le single « heart in race » en donne un bon aperçu et les deux « Debbie » et « Like it or not » (aux fortes ressemblances avec le « Green onions » de Booker T and the MG's) nous poussent sur le dancefloor d'un club ensoleillé – palmiers et cocktails compris. C'est sûr, ce groupe est déjanté. Bastien Cantillon

architectureinhelsinki.com

THE DEAD 60'S

THE DEAD 60'S
Time to take side
(Deltasonic/Jive Epic)

Après un premier album plutôt réussi, on attendait les Dead 60's au tournant pour voir s'ils n'allaient pas louper ce virage délicat du second opus. Entrée en matière très réussie avec « Bolt of steel » dans un registre tendu à la Clash qui confirme les espoirs passés. Pourtant, « Time to take side » tombe dans les travers d'une pop musclée simpliste, certes généreuse mais pas forcément attendue chez Dead 60's. L'espoir reprend dès que le groupe de Liverpool retrouve ses réflexes clashiens et 2-tone, notamment sur « Start a ware » et sur le dub final énervé « Seven empty days » qui nous renvoie aux Specials. C'est bien là que les Dead 60's sont le plus à l'aise. Dommage que cet album soit aussi décousu et beaucoup moins identifiable que le précédent parce qu'on y trouve de très bonnes choses. Bastien Cantillon

www.dead60s.com
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